Le guide pratique pour négocier ton salaire, dans ton job actuel comme ailleurs.
Longtemps, j'ai pensé que demander une augmentation était malpoli. Comme si aimer son travail voulait dire que l'argent ne comptait pas.
C'est faux. Les deux vont ensemble. Le monde du travail est plein de règles invisibles. Je les ai apprises en cabinet d'audit, un Big Four, puis à l'étranger, en banque d'investissement à Hong Kong.
Ce guide, c'est la méthode que j'aurais voulu avoir plus tôt : factuelle, structurée, avec les bons mots. Pas de la pensée positive, des arguments.
Y aller au feeling, c'est laisser l'autre décider pour toi.
Crée d'abord la valeur perçue. Ensuite, tu parles prix.
Ton feeling n'est pas la réalité. Va chercher des données.
"J'ai un loyer élevé" n'est pas un argument. Ta valeur ajoutée, si.
Ce que tu acceptes aujourd'hui crée ta trajectoire de demain.
Une augmentation paraît petite vue chaque mois. Sur la durée, c'est une tout autre somme. Mets le montant que tu vises :
Exemple : même poste, même départ à 35 000 €, mêmes augmentations ensuite. Une seule différence.
Une hausse de base ne disparaît jamais : elle sert de socle à toutes les augmentations suivantes. Et ça ne compte même pas les hausses que Sarah 1 négocie en chemin.
Pour gagner plus, tu as deux leviers. Ce guide te prépare aux deux.
Tu défends ta valeur là où tu es. Préparation, bons arguments, bonnes réponses aux objections.
Le marché est souvent ton levier le plus fort. Soit tu pars pour mieux, soit tu ramènes une offre concurrente pour renégocier chez toi.
Ta demande s'appuie sur ta valeur, jamais sur tes besoins perso.
En interne, une hausse dépasse rarement quelques pour cent. En changeant d'entreprise, le saut est souvent bien plus élevé. Le marché fixe ta vraie valeur.
Tu candidates ailleurs, discrètement, pendant que tu es encore en poste. Position la plus confortable pour négocier : tu n'es pas pressé.
Une offre concrète en main, c'est ton argument le plus fort pour renégocier là où tu es. Tu ne bluffes pas : tu montres ce que le marché est prêt à payer.
Une directive européenne (2023/970) oblige les entreprises à afficher la rémunération ou une fourchette dès l'offre, ou au plus tard avant le premier entretien. Tu pourras la demander sans gêne.
Les recruteurs n'auront plus le droit de te demander ton salaire actuel. La négo part de la valeur du poste, pas de ton passé. L'objectif affiché : réduire l'écart de salaire entre les femmes et les hommes.
Les clauses de confidentialité sur le salaire deviennent interdites. Tu pourras même demander à ton employeur les rémunérations moyennes par poste, ventilées femmes/hommes.
Rassemble tes preuves. Remplis le tableau de préparation. Note 3 résultats concrets et chiffrés. Trouve ta fourchette sur 2 sources de marché.
Choisis ton levier. Négo interne d'abord, ou tu regardes déjà ailleurs ? Si tu vises le marché, commence à candidater discrètement.
Fixe le rendez-vous. Demande l'entretien avec une date précise. Prépare tes phrases et tes réponses aux objections.
Mène la discussion. Valeur d'abord, chiffre ensuite. Tu t'appuies sur tes résultats et le marché, pas sur tes besoins. Tu gardes le contrôle du timing.
Un bon salaire, c'est la base. Mais ça ne suffit pas : ce qui change vraiment ta vie, c'est d'apprendre à bien investir ce que tu gagnes. C'est là que ma masterclass 100% offerte prend le relais.
Tu y apprends comment investir sans tout perdre, et transformer ton salaire en patrimoine.
Négocier, c'est gagner plus. Investir, c'est le faire travailler.
Créatrice de Mon Éducation Financière.
Après l'audit financier en Big 4, puis la banque d'investissement à Hong Kong, j'ai été la première femme de ma famille à investir de façon diversifiée. Aujourd'hui j'aide les gens à reprendre le contrôle de leur argent.